6 Juillet 2018

ActInSpace 2018 vu par les participants

ActInSpace a rassemblé plus de 2200 participants dans 32 pays et 53 villes différents. Thomas Kobak, étudiant et participant à Lille, nous raconte comment il a vécu cette aventure, et ce qu'elle lui a apporté.

Étudiants, entrepreneurs, professionnels… ils étaient plus de 2 000 candidats dans le monde à prendre part à l’édition 2018 du concours international ActInSpace. Organisé simultanément dans plus de 53 villes les 25 et 26 mai par le CNES, l’ESA et l’ESA BIC Sud France, ce grand hackathon demandait à ses participants de relever en 24 h l’un des nombreux challenges proposés par de grands acteurs de l’aérospatial. Après avoir remporté la déclinaison lilloise de l’événement, Hugo Berchot, Elliot Colinart, Bruno Dureau, Thomas Kobak et Nadir Rout (ESME Sudria promo 2021), tous étudiants en 2e année à l’ESME Sudria Lille, avaient rendez-vous à Toulouse le 26 juin pour disputer la finale nationale du concours. L’occasion pour cette équipe nommée Sudri’Space de vivre une expérience unique comme l’explique Thomas.

« Pour nous, l’aventure ActInSpace a commencé à Lille en mai dernier, dans les locaux de l’incubateur EuraTechnologies. 80 sujets concernant l’aérospatial nous ont alors été proposés par le CNES, l’ESA ou encore de grandes entreprises comme Airbus. Le but ? Apporter en 24 h une solution à la problématique choisie, tout en ne négligeant pas l’aspect entrepreneurial – en effet, il n’est pas rare de voir de nombreuses équipes d’ActInSpace aller jusqu’à créer leur propre start-up après la compétition ! De notre côté, nous avons choisi le sujet « Aerial vehicles for airborne launch » proposé par le CNES. Ce défi consistait justement à réutiliser un brevet du CNES et à l’adapter afin qu’il puisse s’associer au déploiement de drones. »

« À la fin du temps imparti, nous avons pu présenter notre solution : un mini avion-cargo capable de transporter des mini-drones lors de missions humanitaires ou militaires. Grâce à ce projet, nous avons pu gagner la finale régionale et, de ce fait, nous retrouver qualifiés d’office pour la phase de finale nationale du 26 juin. Un mois après le hackathon, nous nous sommes donc rendus à Toulouse pour y affronter des équipes très bien préparées, toutes à l’origine de projets très intéressants ! Cette fois-ci, nous avons présenté le projet en anglais. Malgré notre envie et notre motivation, nous n’avons pas accédé à la finale internationale. Nous avons fini notre séjour avec le gala Toulouse Space Show organisé à la Cité de l’espace. Une belle façon de partager notre expérience avec les autres concurrents et les organisateurs tout en découvrant le lieu de l’événement ! »

« Au final, cette aventure a été extrêmement enrichissante. Nous avons pu nous donner les moyens de nous surpasser pendant 24 h puis partager le fruit de notre travail avec des spectateurs du monde entier. Ce concours a été une opportunité unique de rencontrer des acteurs importants du domaine spatial et bien d’autres personnalités très intéressantes. Cela a également été une excellente opportunité de se faire des contacts. Nous avons pris beaucoup de plaisir à participer à ce concours et nous encourageons tous les intéressés à se lancer et d’y participer à leur tour ! »


Entretien réalisé  dans l'ESME Sudria. Article disponible ici.